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Plaque Commémorative

Dans le cadre de « Postez votre proposition ici et récoltez du soutien pour la mettre à l’agenda »

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SOS Racisme 38 – Nord-Isère souhaite proposer à la commune l’installation d’une plaque commémorative en hommage à Victor Schoelcher (1804-1893), à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, célébrée chaque année le 10 mai.

Figure majeure de l’histoire de France, Victor Schoelcher a consacré sa vie à la lutte contre l’esclavage et à la réforme de l’Empire colonial. En tant que sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies sous la IIe République, il a été l’artisan du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage dans les colonies françaises. Son engagement incarne les valeurs fondamentales de liberté, d’égalité et de dignité humaine, qui demeurent au cœur de notre République.

Dans cette perspective, nous proposons l’installation de cette plaque sur le bâtiment public situé rue de la Libération, au niveau du local des transports Ruban de la CAPI. Ce lieu, accessible et inscrit dans le quotidien des habitants, constitue un emplacement pertinent pour donner une visibilité concrète à cette mémoire.

Cette initiative vise à :

rendre hommage à une figure essentielle de la lutte abolitionniste :

-renforcer le travail de mémoire autour de l’esclavage et de ses héritages,

-sensibiliser les citoyens, notamment les jeunes, aux valeurs de justice, d’égalité et de lutte contre le racisme,

-inscrire durablement dans l’espace public un repère mémoriel en lien avec engagement pour la transmission de l’histoire, la lutte contre toutes les formes de discrimination et la promotion des valeurs républicaines.

Nous vous remercions par avance de l’attention portée à cette proposition et restons à votre disposition pour échanger sur sa mise en œuvre.

Commentaires(7)

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Profil de Joëlle Richol
Publié par:Joëlle Richol
il y a 2 jours
Bonjour, Tout à fait ok pour partager l’idée que la dignité humaine ne se négocie pas Je partage ici un complément d’information https://archives-nationales-outre-mer.culture.gouv.fr/decouvrir-notre-offre-culturelle/brouillon-du-decret-d-abolition-de-l-esclavage - >En tant qu’élu de la République il a voulu préserver la république de la perte d’une de ses colonies, il fait ici référence aux événements qui ont fait d’Haïti le premier État indépendant issu d’une révolte d’esclave (malheureusement extorqué par la France, encore aujourd’hui la dette à ses effets là-bas) : ‘‘Le 3 mars, Schoelcher persuade Arago, ministre de la Marine et des Colonies, de la nécessité de proclamer une abolition immédiate de l’esclavage, afin d’éviter le risque d’une répétition des événements de Saint-Domingue en 1804. Le gouvernement publie dès le lendemain un décret signé d’Arago, indiquant qu’« aucune terre française ne peut plus porter d’esclaves ».’’ Schoelcher s’est plié aux lobbys des colons et au modèle dominant du XIXeme siècle Dans notre époque peut-être aurait-il eu la chance d’être épaulé par un groupe parlementaire solide tel que la France insoumise 😉 et aurait-il milité aux côtés de Cyrille Brissette pour prendre en compte les effets sociaux concrets et refuser l’injustice de la reconnaissance de propriété que constitue cette indemnisation Il n’en était pas moins partisan de l’abolition immédiat, ayant observé lors de ces voyages la violence de ce système Bien à vous, Joëlle
  • pas de j'aime
Je soutiens cette proposition, à l’heure des nouveaux esclavages que sont les plateformes UberEat et autre Deliveroo, important de rappeler que la dignité humaine ne se négocie pas.
  • 2 j'aime
Profil de Joëlle Richol
Publié par:Joëlle Richol
il y a 4 semaines
Quelques références : 👉🏾https://www.radiofrance.fr/franceculture/comment-a-ete-aboli-l-esclavage-en-martinique-8107063 - Les dernières lignes sont importantes "Aimé Césaire, écrivain martiniquais et fondateur de la “négritude” mentionne l’émeute du 22 mai 1848 lors de la cérémonie. Il est l’un des premiers à souligner l’importance du rôle des esclaves dans l’abolition aux Antilles. Une reconnaissance du rôle joué par les esclaves eux-mêmes, pour laquelle se e battent encore des militants aujourd’hui. 👉🏾https://www.cnrs.fr/fr/presse/les-indemnites-versees-aux-proprietaires-desclaves-recensees-dans-une-base-de-donnee Le revenu national de l'époque était de l'ordre de 10 milliards de francs or, 126 millions représentaient donc 1,3 % du revenu national. Actuellement le revenu national est d'environ 2100 milliards d'euros et en appliquant la même proportion, l'indemnité représenterait 27 milliards d'euros https://esclavage-indemnites.fr/public/ Je commenterai personnellement "comme s'il fallait indemniser les criminels et/ou confirmer que les esclaves était réellement une marchandise dont les esclavagistes étaient expropriées " 👉🏾https://www.youtube.com/watch?v=NulXA_HCw-I&t=1237s Donc pour une fois pourquoi ne pas mettre mettre à l'honneur l'esclave Romain par exemple ou la capacité des opprimés à renverser l'ordre établi par les oppresseurs ? Ajouté à
  • pas de j'aime
Profil de Ludovic Herbepin
Publié par:Ludovic Herbepin
il y a 3 semaines
@Joëlle Richol Il est essentiel de rappeler que nos actions de sensibilisation contre les discriminations, notamment dans les établissements scolaires, s’attachent à restituer l’ensemble des faits historiques, dans toute leur complexité. Oui, les luttes des esclaves eux-mêmes, les révoltes comme celle du 22 mai 1848, et les figures comme Romain méritent pleinement d’être mises en lumière. Elles témoignent de la capacité des opprimés à résister et à renverser l’ordre établi. Cette reconnaissance est indispensable. Mais cela n’est pas incompatible avec le fait d’honorer également des figures comme Victor Schœlcher. En tant que député de la Nation, il fut l’un des rares à porter politiquement et juridiquement l’abolition de l’esclavage, en lui donnant une traduction concrète dans la loi. Son action s’inscrit dans un humanisme qui a contribué à faire basculer le droit. L’histoire n’est pas un jeu à somme nulle : reconnaître les résistances des esclaves n’efface pas le rôle des abolitionnistes, pas plus que souligner les limites ou les contradictions de l’époque, comme la question des indemnités, n’annule les avancées obtenues. Au contraire, c’est en conjuguant ces mémoires que l’on construit une compréhension plus juste et partagée de notre histoire. Lorsqu’on aspire à représenter la Nation, il me semble essentiel de respecter les lois portées par les élus du peuple, tout comme, en tant qu’élue locale, d’assumer pleinement le devoir de mémoire dans toute sa richesse et sa pluralité. La critique trouve sa justesse lorsqu’elle s’élève vers ce qui nous rassemble, dans cet héritage humaniste, et s’égare dès lors qu’elle se referme sur des oppositions qui fragmentent davantage qu’elles n’éclairent. Ludovic HERBEPIN
  • 4 j'aime
@Ludovic Herbepin Contribution interessante de Me Richol, et belle et constructive réponse de Ludovic
  • pas de j'aime
Profil de Julien Mer
Publié par:Julien Mer
il y a 3 semaines
@Ludovic Herbepin A priori, en citant des sources wikipediée, des gens cherchent à s'afficher dans la contradiction. La lutte contre les discriminations est vampirisée par un continuel besoin pour certain(e) d'avoir une place pour afficher des avis peu éclairés....
  • pas de j'aime
Profil de Serge Boarini
Publié par:Serge Boarini
il y a 1 mois
Je soutiens cette proposition
  • pas de j'aime
Temps restant pour voter :
27
jours
17
heures
43
min

Soumise

Cette idée à été proposée à l'administration

8 votes sur 50 votes requis
Total des j'aime : 8, total des je n'aime pas : 0
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